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Lecture de Freud

Actes du séminaire de l'Université populaire d'Évreux

«Lecture de Freud» par Marie-Pierre Frondziak. En vente auprès de l'Université populaire d'EVREUX. → plus

Par Denis Collin • Mes invités • Mardi 16/05/2017 • 0 commentaires  • Lu 412 fois • Version imprimable

La vraie religion

Réactions au "Court traité de la servitude religieuse" de Denis Collin (2017)

A la relecture de Marx et de Freud, on doit effectivement s’interroger sur l’annonce qu’ils ont faite, tous les deux, de la fin de l’illusion religieuse. Qu’est-ce qui pourrait expliquer la force propre des religions ? Au-delà des analyses historiques et politiques, il faut voir comment les religions « manipulent le désir » (p. 25) autrement que le font les commerçants dont le métier est de capter le désir des clients. Quel est le désir du croyant ? → plus

Par Jean-Marie Nicolle • Mes invités • Mercredi 08/03/2017 • 0 commentaires  • Lu 724 fois • Version imprimable

Misère de la philosophie contemporaine au regard du matérialisme

Recension

Ce livre est un pavé dans la mare. Yvon Quiniou soutient en effet que la philosophie contemporaine - du moins s’agissant de ses auteurs les plus vantés dans notre pays - est une imposture au regard de ce qui fut depuis les origines l’ambition de la philosophie : dire le vrai et le juste, pour nous rendre plus sages. Dans la première partie de l’ouvrage, où, au lieu de multiplier des critiques venues de nulle part, il abat ses cartes, il rappelle que tous les grands philosophes du passé ont eu cette ambition, d’où il résulte que leurs systèmes de pensée ne pouvaient être syncrétiques, la vérité étant une. Ils pouvaient certes emprunter à leurs prédécesseurs, mais se devaient de les dépasser. Et de fait l’on ne pourra, par exemple, penser après Kant comme avant lui. En deuxième lieu la philosophie cherche la vérité par les chemins de la raison, c’est-à-dire de l’argumentation et de l’explication, et non par ceux de l’intuition, toujours à surmonter, ni de l’interprétation, toujours subjective. Seulement voilà : cette philosophie s’est trouvée peu à peu supplantée, dans sa recherche de vérité, par le développement des sciences. Et c’est Marx qui a enregistré avec le plus d’éclat ce basculement : la philosophie n’avait fait qu’interpréter le monde, alors qu’il s’agit de le transformer, et, pour le transformer, il faut en avoir une connaissance scientifique. Dès lors la tâche de la philosophie n’est plus de réfléchir le monde, mais de réfléchir ce que la science dit du monde.

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Par Tony Andréani • Mes invités • Dimanche 18/09/2016 • 0 commentaires  • Lu 1302 fois • Version imprimable

Misère du réformisme

A propos de L’esprit de la révolution. Aufhebung, Marx, Hegel et l’abolition, de Patrick Theuret

Le livre de Patrick Theuret (édition Le temps des cerises, 2016) est une somme, unique en son genre, sur la thématique de la révolution à partir de l’un des sujets les plus controversés de la pensée marxiste, à savoir l’usage qu’elle fait du concept hégélien d’Aufhebung, usage qui a donné lieu à de multiples traductions en français (‘abolition’, ‘suppression‘, ‘abrogation’, ‘dépassement’, ‘sursomption’ etc.) et dans d’autres langues. Aucune de ces traductions du vocable allemand n’est innocente, car elle implique une interprétation du projet révolutionnaire de Marx. Pour y voir plus clair, Theuret se livre à une revue minutieuse des termes qui s’en rapprochent dans la langue commune, dans un long chapitre sémantique, qui fait ressortir une grande polysémie, et enchaîne sur une étude très fouillée des problèmes que pose toute traduction. Il poursuit par une recension des occurrences du terme abolition et de termes synonymes notamment dans Le Manifeste et dans les textes programmatiques auxquels Marx à mis la main, en les comparant d’une langue à l’autre. Tout cela est d’autant plus intéressant que Marx lui-même à écrit, ou surveillé des traductions de ses œuvres, dans plusieurs langues, qu’il maîtrisait fort bien. En outre Theuret connaît parfaitement Hegel, auquel il consacre de longues analyses, et tous les textes de Marx qui déclinent son rapport avec lui. → plus

Par Tony Andréani • Mes invités • Dimanche 18/09/2016 • 0 commentaires  • Lu 1082 fois • Version imprimable

L'énigme de l'art

Un livre récent d’Yvon Quinioui, aussi rigoureux que subtil, et appuyé sur une connaissance sans faille des auteurs, est construit autour de cette énigme : pourquoi l’art nous paraît-il porteur de vérité (ce qu’assureront, en philosophie, des penseurs comme Bergson et Heidegger), et pourquoi cette vérité se dévoilerait-t-elle à travers le sentiment de la beauté ? C’est d’abord à démonter cette double illusion que s’attache Quiniou, et c’est ce qui fait le côté passionnant de son livre, conduit comme une enquête policière : derrière le crime parfait, il y a des coupables. Suivons son parcours → plus

Par Tony Andréani • Mes invités • Mercredi 23/12/2015 • 0 commentaires  • Lu 1131 fois • Version imprimable

Vers une désublimation totale

Le processus de désublimation répressive analysé par Marcuse, décomposition progressive de la puissance érotique et dépotentialisation de l'Eros, énonce que la jouissance - pas plus que le désir - ne constitue la fin du fin de la subversion du capital. Si, naguère encore, pesait sur elle le poids de la répression , religieuse et institutionnelle, elle tend à entrer dans le système global de la production capitaliste. La nouveauté est que le contexte de culpabilité généralisée s'accommode aisément de la législation et de la gestion programmée des multiples sources de jouissance possible, non seulement autorisées mais provoquées par le système, étant entendu que la dénomination et la désignation du champ du licite revient par là même à en indiquer les limites et à prévenir ses débordements éventuels, son empiétement sur la réalité quotidienne : "La libération sexuelle peut être poussée fort loin sans menacer le système capitaliste à son stade avancé" (Contre-révolution et révolte p 163)

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Par Alain Hupé • Mes invités • Mardi 17/03/2015 • 0 commentaires  • Lu 1355 fois • Version imprimable

Les religions sont-elle mortelles ?

A propos du livre d’Yvon Quiniou Critique de la religion. Une imposture morale, intellectuelle et politique

Afficher l'image d'origineVoici un livre à la fois intempestif et d’une brulante actualité. Intempestif, parce qu’il n’est pas de bon ton aujourd’hui de critiquer sans aucune concession les religions et d’annoncer leur possible disparition. Des plus actuels, car le retour du religieux est un fait majeur de l’époque et qu’il est de plus en plus lourd de menaces. Il est donc impératif de chercher à l’expliquer et de se demander comment le conjurer. → plus

Par Tony Andréani • Mes invités • Jeudi 18/12/2014 • 0 commentaires  • Lu 2007 fois • Version imprimable

Au revoir, Costanzo !

Un très grand philosophe italien s’est éteint à l’aurore du 23 novembre dernier.

C’est par le dossier « Délivrons Marx du marxisme » de la revue Eléments (hiver 2004-2005), que je l’avais découvert. Emerveillé de trouver dans sa pensée quelque chose comme l’accomplissement de certaines idées qui me hantaient après mai 68, mais à peine ébauchées, et dont j’ai cru longtemps me libérer en m’abandonnant à des rêveries, j’ai décidé de contribuer à la faire connaître. Toute modeste que soit cette contribution, je m’en fais un honneur. Je dois remercier Alain de Benoist de m’y avoir encouragé à la fin de 2008. Les lecteurs des revues du GRECE et de KRISIS ont déjà eu un aperçu de l’originalité, de l’audace, de la liberté d’allure de Preve ; ainsi que de la richesse de son œuvre par la bibliographie très complète qu’Eléments en avait donnée en 2005. Mais on s’adresse ici à des lecteurs nouveaux ; et bien que Preve  ait beaucoup écrit depuis, et que son œuvre philosophique soit sans doute destinée à s’affirmer comme l’une des plus fondatrices de ce début du troisième millénaire, trois des ouvrages qui exposent ses derniers développements viennent seulement d’être traduits en français1 . En Italie même, ses travaux sont isolés par un mur de silence, depuis qu’en 1999, une « gauche » de convention ralliée aux forces du « Nouvel Ordre Mondial » les a frappés d’un ostracisme auquel il répondit par Le bombardement éthique (Il bombardamento etico), brûlot contre l’« interventionnisme humanitaire » en Serbie. Avant de présenter cette pensée en quelques mots, il faut donc parler un peu de lui.

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Par Yves Branca • Mes invités • Lundi 30/12/2013 • 1 commentaire  • Lu 2052 fois • Version imprimable

De Dieu ou de l'homme

Interprétation en totale immanence de la partie V de l'Éthique

On écartera ici la dimension métaphysique ou/et transcendante : ce qui intéresse Spinoza, c’est l’homme concret qui vit ici et maintenant. Ainsi, on pourra lire tout en immanence la 5ème partie de l’Ethique. En effet, on peut décrypter ce que dit Spinoza dans les propositions 35 et 36 de cette partie V, à partir de ce qu’il nous dit dans la partie I : la nature, ou Dieu, est un tout infini, dont nous exprimons un mode sous la forme de deux attributs, les seuls qui nous sont par ailleurs accessibles. Ainsi pensée et corps sont des réalités au sens où elles constituent des attributs de la Nature, sont une expression de la Nature, lesquels pour nous se saisissent à travers l’homme. La partie V de l’Éthique est la conséquence logique de la partie I : en partant de la puissance infinie de la nature, il s’agit de montrer que la liberté humaine n’est pensable qu’à partir de cette puissance infinie dans laquelle l’homme s’insère. La première partie de l’Ethique permet donc de bien comprendre d’une certaine manière comment nous les humains nous nous « situons » au sein de la Nature. → plus

Par Marie-Pierre Frondziak • Mes invités • Mardi 01/10/2013 • 0 commentaires  • Lu 2702 fois • Version imprimable

Le néolibéralisme de Friedrich Hayek et la question des inégalités

Un essai de Didier Guilliomet

Dans l'essai qui suit, mon collègue et ami Didier Guilliomet entreprend d'élucider la pensée de Friedrich Hayek en se concentrant sur la question des inégalités. Hayek qui fut l'un des inspirateurs du "tournant néolibéral" de la fin des années 1970 est la "bête noire" de la vaste troupe des antilibéraux. Mais les anathèmes se sont révélés impuissants. La pensée de Hayek est une pensée forte et pas un vague discours de justification des politiques mises en oeuvre depuis trois décennies. Elle mérite à ce titre d'être étudiée et comprise et sa nécessaire critique doit partir d'une lecture attentive, une lecture prendra en compte les présupposés théoriques aussi bien que tous les points où Hayek tape juste quand il s'en prend au socialisme sous ses diverses figures. Didier Guilliomet n'est un apôtre de la société du Mont Pélerin, le "think tank" créé par Hayek en 1947. Mais il prend Hayek au sérieux et il a bien raison. N'ayant jamais adhéré à "l'antilibéralisme" qui tient lieu de pensée à la gauche de la gauche, je lui donne bien volontiers la parole. (DC)

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Par Didier Guilliomet • Mes invités • Mardi 25/09/2012 • 0 commentaires  • Lu 6168 fois • Version imprimable

Une recension de "La longueur de la chaîne"

Le dernier ouvrage de Denis Collin, La longueur de la chaîne (Max Milo, 2011) commence par l’un des textes qui ont posé de façon lumineuse le problème de la liberté, à savoir la fable de La Fontaine intitulée « Le loup et le chien ». Car l’on en est encore là aujourd’hui dans notre société : si tu veux dans ton écuelle de la pizza ou du pain graissé à la viande avec force frites et mayonnaise, des distractions abêtissantes sur ton écran et des jeux pour oublier ton existence, alors tu devras flatter tes maîtres et renoncer à courir où tu veux. Le collier dont tu es attaché s’appelle Internet (la preuve, c’est que son icône est un globe survolé par une chaîne). D’où la question posée par l’auteur : en sommes-nous réduits, aujourd’hui, à ne plus négocier que sur la longueur de la chaîne ?  → plus

Par Jean-Marie Nicolle • Mes invités • Samedi 11/06/2011 • 0 commentaires  • Lu 3931 fois • Version imprimable

La conscience de classe

Un commentaire de Histoire et conscience de classe de Lukacs.

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Un commentaire de Histoire et conscience de classe de Lukacs. - La conscience de classe (pp. 67-107, éditions de Minuit, trad. K Axelos et J. Bois)

À partir d’un excellent exposé de la pensée de Engels sur la contradiction entre les motifs qui font que les hommes agissent et les forces historiques qui font surgir de tels motifs, Lukacs va au-delà et construit un édifice de défenses sur un sujet qui n’a retenu l’attention ni de Marx ni d’Engels: la “conscience de classe”. Ce nouveau thème acquit de l’intérêt avec la victoire des bolchéviks en Russie et les inévitables comparaisons entre le parti russe et les partis sociaux-démocrates en Europe Occidentale. À tous ceux qui étaient pleins des promesses pour l’avenir de la révolution d’octobre, il semblait que les bolchéviks avaient atteint un “niveau de conscience” supérieur capable d’éclairer le chemin pour le socialisme. Cette espérance, frustrée par la suite, exige des hommes d’aujourd’hui qui vivent à la toute fin de la retraite de la révolution russe, un réexamen des anciens mythes sur le “niveau de conscience bolchévik”. D’une certaine manière, à l’époque de Lukacs, le nouveau débat fut mal engagé. Marx, probablement, aurait préféré discuter pour savoir quelle mesure le parti bolchévik victorieux était l’expression consciente du processus historique, plutôt que de savoir si la direction du parti bolchévik avait atteint un niveau de conscience supérieur ou inférieur à celui des autres partis ouvriers. Mais Lukacs, suivant une tendance du moment, venue de Russie, préféra centrer son attentions sur la “conscience de classe” entendue comme le degré de compréhension du processus historique par les membres du parti dirigeant de la révolution. Et, suivant ce chemin, il en tira quelques conclusions intéressantes, mais aussi téméraires.

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Par Vito Letizia • Mes invités • Mardi 03/08/2010 • 0 commentaires  • Lu 3985 fois • Version imprimable
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Ma bibliographie

Liste de mes ouvrages disponibles en libraire

Court traité de la servitude religieuse: Pour une théorie critique du fait religieux
Denis Collin
Editions L'Harmattan
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Lecture de Freud
Marie-Pierre Frondziak
Lulu.com
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Thème de culture générale HEC 2018 : le corps
Denis Collin
BREAL
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Comprendre "Le Prince" de Machiavel
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Comprendre
Comprendre Rousseau
Marie-pierre Frondziak
Max Milo
Comprendre Rousseau
Libre comme Spinoza
Denis COLLIN
Max Milo
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A dire vrai: Incursions philosophiques
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Armand Colin
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Comprendre Marx et Le Capital
Denis Collin
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La longueur de la chaîne
Denis COLLIN
Max Milo
La longueur de la chaîne
Giambattista Vico et l'histoire
Denis Collin
Sceren
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Le mal
Denis Collin (dir.), Dominique Ginestet, Alain Quesnel, Sylvie Peyturaux, Didier Guilliomet
SEDES
Le mal
Comprendre Marx
Denis COLLIN
Armand Colin
Comprendre Marx
L'argent
Denis Collin
CDU SEDES
L'argent
Le cauchemar de Marx Le capitalisme est-il une histoire sans fin ?
Denis Collin
Max Milo
Le cauchemar de Marx <i>Le capitalisme est-il une histoire sans fin ?</i>
Comprendre Machiavel
Denis COLLIN
Armand Colin
Comprendre Machiavel
Les énigmes du moi
Denis Collin (dir.)
SEDES
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Penser l'histoire
Denis Collin (dir.)
Armand Colin
Comprendre Marx (Broché)
Denis Collin
Armand Colin
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Les puissances de l'imagination

Sedes
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La recherche du bonheur
Denis Collin (dir)
SEDES
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Revive la République ! (Broché)
Denis Collin
Armand Colin
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La matière et l'esprit : Sciences, philosophie et matérialisme
Denis Collin
Armand Colin
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Traité des animaux
Condillac - Présenté par Denis Collin
Bréal
Questions de morale
Denis Collin
Armand Colin
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L'illusion plurielle : Pourquoi la gauche n'est plus la gauche ?
Denis Collin et Jacques Cotta
J.-C. Lattès
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Morale et justice sociale
Denis Collin
Seuil
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La théorie de la connaissance chez Marx

Denis Collin
L'Harmattan
La théorie de la connaissance chez Marx <br>
Marile notiuni filosofice. 5 Munca si tehnica
Denis Collin
Intitutul European
Les Grandes notions philosophiques, tome 5 : Le Travail et la technique

Denis Collin
Seuil
Les Grandes notions philosophiques, tome 5 : Le Travail et la technique <br>
La fin du travail et la mondialisation: Idéologie et réalité sociale
Denis Collin
L'Harmattan
La fin du travail et la mondialisation: Idéologie et réalité sociale
Les grandes notions philosophiques, tome 2: La société, le pouvoir, l'Etat

Denis Collin
Seuil
Les Grandes Notions philosophiques, tome 3 : La justice, le droit

Denis Collin
Seuil
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