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Notre époque bruit des complaintes sur la « perte des valeurs » ou « l’absence de repères » pendant que se développent les propositions d’enseignement d’éthique, éthique médicale, bioéthique, éthique des affaires : il y a de l’éthique pour tous les goûts, tous les secteurs professionnels, tous les domaines de l’activité humaine. Nous avons connu, il n’y a pas si longtemps une « génération morale », celle de « Touche pas à mon pote » et des « restos du cœur ». Une surabondance de morale et même de « moraline » pour employer un terme de Nietzsche qui pourrait contredire frontalement la déploration de la perte de la morale. Pourtant, il est bien possible que les deux discours aient simultanément quelque chose de vrai. L’offre massive de morale n’est certainement pas indépendante de la crise morale de nos sociétés. Mais la question reste pendante : quelle est la nature et et quelles sont les causes de cette crise morale ? Ce qui suppose qu’on éclaircisse préalablement ce qu’on appelle « morale ».
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Commentaire de l’Encyclopédie des sciences philosophiques en abrégé de Hegel.(Première partie : Logique)
Il s'agit ici seulement de notes de lecture, conduite « crayon » en main, de l’Encyclopédie de Hegel. Je prends ici l’édition Bourgeois chez Vrin (plus complète que l’édition Gallimard par Gandillac). L'explication de l'addendum du §24 a déjà été publiée. On trouvera aussi quelques notes sur la préface de la Phénoménologie de l'esprit ici.
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La science philosophiqueRemarques sur la Préface à la Phénoménologie de l'Esprit de HegelJe poursuis ici, dans le désordre le plus complet mes notes de lecture sur Hegel. Après avoir posé la question des rapports entre logique et vérité dans l’Encyclopédie, je fais un demi-tour et reviens à la Phénoménologie de l’Esprit, et notamment sa préface, brillant exposé de ce qu’on appelerait à tort « méthode » hégélienne, puisque la méthode n’est pas séparable de la substance même de la philosophie. → plus
Par Denis Collin
• Histoire de la philosophie
• Vendredi 25/12/2009
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[Ce texte est une reprise, revue et notablement augmentée du texte précédemment publié sur le même sujet. Il devait faire partie d'un ouvrage collectif dont le projet a été abandonné. ]
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Manifeste pour une philosophie socialeUn livre de Franck Fischbach
Existe-t-il une philosophie sociale comme il existe une philosophie politique, une philosophie morale ou une philosophie des sciences ? Un colloque universitaire, tenu début décembre 2009 à l’Université Pierre Mendès-France de Grenoble, a tenté de répondre à cette question. Parmi les co-organisateurs de ce colloque, Franck Fischbach, dont le Manifeste pour une philosophie sociale, paru en septembre, définissait en quelque sorte la problématique générale.
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Le cauchemar de MarxRecension parue dans "Actuel Marx"Denis Collin, Le cauchemar de Marx. Le capitalisme est-il une histoire sans fin ? Editions Marx Milo, 2009, 318 p. → plusSur la logique de HegelLecture de la science de la logique.
Ces notes écrites en vue d'expliquer un extrait de l'addendum 24 du concept préliminaire de la logique de Hegel (in Encyclopédie des Sciences Philosophiques en abrégé) font partie d'un projet de lecture commentée de l'ensemble de ce texte, projet que j'ai entrepris mais que je livrerai un peu plus tard.
→ plus La revendication d'homoparentalité et le malaise dans la cultureRéflexion à partir d'un cas récent
Depuis de nombreuses années maintenant le débat sur l’homoparentalité fait régulièrement retour sur la scène publique. C’est l’une de ces questions « sociétales » que l'on considère comme décisives pour mieux éviter de poser la question sociale, une question plus gênante pour le consensus libériste entre la droite et la gauche – je distingue le libérisme qui soutient que l’économie de marché résout toutes les questions sociales du libéralisme politique dont il existe plusieurs versions honorables. La conclusion d’un récent procès qui a donné le droit d’adopter à une institutrice homosexuelle relance le débat. Dans la plus grande confusion puisque se chevauchent deux questions qui ne sont pas nécessairement liées : la question du droit des homosexuels à adopter et la question de l’homoparentalité. De même qu’un(e) célibataire peut adopter, il semble de bon sens qu’on autorise l’adoption par un(e) homosexuel(le). Le tribunal de Besançon dans l’affaire que nous venons de citer s’est d’ailleurs contenté de rappeler ce principe et rien d’autre. La question de l’homoparentalité est une tout autre affaire puisqu’elle vise à faire reconnaître le fait absurde qu’un enfant pourrait avoir une femme comme mère et une autre comme « père » ou que dans un couple masculin l’un des deux hommes jouerait le rôle de « mère ».
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Leçons sur l'histoire (IV)L’histoire est-elle une science ?
Le progressif envahissement des savoirs sur les hommes par les sciences humaines trouve son expression dans l’historiographie. Cessant d’être récit, sujet de méditation ou guide pour l’action, l’histoire doit devenir science. Cette transformation s’effectue au cours du XIXe siècle en suivant trois axes en première approche très divergents. En premier lieu, Marx, à partir de la critique de « l’idéologie allemande » – c’est-à-dire de la philosophie de l’histoire idéaliste en vogue chez les « Jeunes Hégéliens » – procède à une critique radicale de la philosophie de l’histoire héritée de l’idéalisme allemand (principalement Hegel) et propose une méthode scientifique de compréhension de l’histoire. Ensuite, la philosophie, principalement en Allemagne, va tenter d’élaborer les méthodes spécifiques d’un groupe de sciences appelées par Heinrich Rickert « sciences historiques ». Enfin, poursuivant la tradition positiviste inaugurée par Auguste Comte et développée dans les sciences sociales par Durkheim, des historiens, principalement ceux que se sont regroupés autour de la revue les Annales, Marc Bloch, Lucien Febvre et leurs successeurs, tentent d’émanciper l’histoire du récit et de construire une histoire véritablement scientifique.
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C’est entendu : morale et politique ne peuvent être confondues. La politique morale n’est qu’un habillage « politiquement correct » de l’exploitation de l’homme par l’homme (libérale bien sûr) proposée comme seul horizon possible. La politique ne peut sans doute pas se tenir toujours dans les limites étroites de l’impératif catégorique de Kant. Elle ne peut s’en tenir aux maximes universelles alors même qu’elle a toujours affaire à des situations singulières dans lesquelles il faut trancher. Inversement l’exigence morale ne peut s’accommoder des inévitables compromis politiques. Des préceptes moraux identiques peuvent justifier des conceptions très différentes de l’action politique et la même politique peut être le point de recouper de conceptions morales parfois opposées. D’où la tentation, celle de Rawls et de disciples ou émules : construire une théorie politique indépendante de toute conception englobante de la vie morale. Mais on n’a pas attendu Rawls pour en venir là. En vérité toute la pensée éthique moderne cherche à transformer la politique en science, débarrassée des tutelles morales aussi bien que religieuses, pendant qu’on cherchait à « désencastrer » la morale de son milieu naturel, l’ethos communautaire d’où elle a surgi. Il s’agit de construire une morale individualiste, en ce sens qu’elle ne dépend que de la rationalité individuelle, en l’appuyant sur un principe qu’on pense évident, qu’il s’agisse du principe kantien d’universalisation ou du principe utilitariste de maximisation des plaisirs et de minimisation des peines … ou de tout autre principe de genre. Le libéralisme classique ou le libéralisme politique moderne partagent cette double exigence.
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Leçons sur l'histoire (III)Les philosophies de l'histoire et la question du "sens de l'histoire"Si l’histoire donne des leçons de l’histoire, elles sont orientées vers l’action. Mais à son tour l’action humaine ne trouve son sens que si elle s’inscrit dans un « sens de l’histoire ». Aller dans le « sens de l’histoire », c’est aller dans le bon sens ! L’expression s’entend de deux manières. L’histoire pensée globalement a-t-elle une signification, est-elle sensée ou n’est-elle qu’une « histoire de bruit et fureur racontée par un idiot » ? Mais le sens de l’histoire peut aussi être entendu comme la direction, comme la ligne d’un progrès ou comme un processus qui accomplit une destinée humaine existant déjà virtuellement dans les premiers pas de l’humanité. → plusArchives par mois
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