|
Mots-clés : Platon, Hegel, scepticisme, science
Si Platon en quelque sorte fonde la philosophie en faisant de la distinction entre croire et savoir, il faut d’abord souligner combien est ambigu, dans la philosophie platonicienne, ce que nous traduisons par croyance. La doxa désigne la croyance, l’opinion, le jugement, le sentiment, tous termes qui possèdent en français des usages différents mais peuvent aussi être employés comme synonymes : « à mon avis », « selon mon sentiment », « selon mon opinion », « je crois que », « je juge que » : ce sont autant d’expressions pratiquement interchangeables et pourtant nous ne dirions que croyance, opinion, sentiment, jugement, etc., sont des synonymes.
Mots-clés : Platon, Hegel, scepticisme, science
→ plus
Mots-clés : morale, vertu, communauté
Dans le dernier chapitre d' Après la vertu, MacIntyre pose la question de ses rapports avec Marx et le marxisme. Après avoir fort justement remarqué que "le marxisme cache en son sein un certain individualisme radical" (254), il souligne combien la perspective de l'individu libre définie dans le Capital ressemble à une sorte de "Robinson socialisé". MacIntyre fut trotskyste avant de renoncer au militantisme politique pour se consacrer à la philosophie. Je cite ici un long passage de la dernière page de son livre, qui me semble très pertinent et que je ne suis pas loin de partager: Un marxiste qui prendrait au sérieux les derniers écrits de Trotsky serait poussé à un pessimisme étranger à toute la tradition marxiste et il cesserait en grande partie d'être marxiste. Il ne verrait plus aucun ensemble de structure économiques et politiques susceptible de remplacer les structures du capitalisme avancé. Cette conclusion rejoint bien sûr la mienne. Selon moi, le marxisme est épuisé en tant que tradition politique, ce dont témoigne l'infinie variété des allégeances politiques rivales qui portent aujourd'hui la bannière marxiste (cela n'implique nullement que le marxisme ne soit pas encore l'une des plus riches sources d'idées sur la société moderne), mais je crois que cet épuisement est commun à toutes les traditions de notre culture. (...)
Mots-clés : morale, vertu, communauté
→ plus
1. Dans une correspondance épistolaire sur le réseau avec Attilio Mangano, publiée sur son blog (ripensaremarx.splinder.com), Gianfranco La Grassa (à partir de maintenant GLG) admet ouvertement ne plus pouvoir se dire « communiste », être anticapitaliste sans communisme, et en substance il admet ne plus avoir de concept du communisme.
→ plus
Jean-Yves Bourdin communique cette note. La question qu'il pose est effectivement une vraie question. Peut-être nos lecteurs pourront-ils nous aider à y répondre.
→ plus
1/ Sur le plan religieux, je suis un catholique, un catholique incroyant, comme nous le sommes presque tous dans ce pays. Je fais en effet partie tranquillement de cette écrasante majorité des catholiques (87%) qui ne croient pas à la résurrection du Christ (cf Golias Hebdo No 76, page 6).
→ plus
Je publie ci-dessous le texte de la conférence qu'Aymeric Monville a prononcée en 2007 devant le groupe Marianne de la "Libre Pensée". L'intérêt aussi bien philosophique que politique de ce texte me semble évident, dans est nécessaire le démontage des ces rebelles officiels dont la pratique de la philosophie n'est si éloignée de celle que dénonçait jadis Paul Nizan. Sans partager toutes les thèses de Monville, je dois signaler le travail qu'il fait pour redonner place à tout un plan de la tradition issue de Marx qu'on occulte trop souvent. Signalons la publication du chapitre central de "La destruction de la raison" de Georges Lukacs, consacré à Nietzsche, aux éditions Delga (Chez cet éditeur on peut aussi trouver les Prolégomènes à l'ontologie de l'être social du même Lukacs).
→ plus
La Ve partie de l’Éthique est dominée par une formule, la plus énigmatique sans doute de toute cette œuvre immense : amour intellectuel de Dieu. Comprendre cette formule ou, au moins, essayer d’en souligner toutes les difficultés, c’est avancer sérieusement dans la compréhension de la doctrine de Spinoza tout entière. Il y a un certain « spinozisme de gauche » ou un «spinozisme pour libre penseur» qui repose sur quelques piliers assez faciles à définir :
→ plus
Luca Grecchi, né en 1972, est le directeur de la revue italienne Koinè et a déjà publié de nombreux ouvrages qui tous conduisent sur le même chemin, celui qui repense un humanisme adapté à notre temps à partir de l’inspiration des philosophes grecs, de Platon et Aristote, essentiellement. Sa Conoscenza della felicità (editrice Petite Plaisance, 2005, www.petiteplaisance.it ) constitue une importante étape de son parcours intellectuel.
→ plus
La préface expose ce qui va être développé dans la 4e partie. Spinoza commence par la définition de la servitude de l’homme : L’impuissance de l’homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l’appelle servitude. En effet, l’homme soumis aux sentiments ne dépend pas de lui-même mais de la fortune dont le pouvoir sur lui est tel qu’il est souvent contraint de faire le pire, même quand il voit le meilleur.
→ plus
Dans le Traité de paix perpétuelle, un ouvrage directement engagé sur le terrain politique, Kant définit ainsi le despotisme comme « le principe selon lequel l’État met à exécution de son propre chef les lois qu’il a lui-même faites, par suite c’est la volonté publique maniée par le chef d’État comme si c’était sa volonté privée ». Et c’est ainsi que la démocratie, par opposition à la république, est aussi qualifiée de despotique. Un tel pouvoir, affirme Kant, est « nécessairement un despotisme parce qu’il fonde un pouvoir exécutif où tous décident au sujet d’un seul et, si besoin est, également contre lui ». Ce pouvoir, que Tocqueville appellera « tyrannie de la majorité » est « nécessairement » despotique, car la liberté y est en contradiction avec elle-même puisqu’il s’agit d’une forme d’État où « tous, qui ne sont pourtant pas tous, décident – ce qui met la volonté universelle en contradiction avec elle-même et avec la liberté ». En ces temps d’adulation de la démocratie et de dépérissement accéléré de l’esprit républicain, voilà sûrement des paroles qu’on aura du mal à entendre. Mais la France et l’Italie donnent toutes deux des exemples de la transformation de l’onction du scrutin majoritaire en légitimation de la destruction des protections dont doivent jouir les citoyens dans une république bien ordonnée. Profitant de sa majorité qu’il compose avec Lega Nord, Berlusconi s’est engagé dans une entreprise de liquidation du parlementarisme au profit d’un État fort, concentré entre les mains du chef de l’actuelle coalition au pouvoir. Les opposants à Berlusconi, qui n’ont pas comme les Français l’expérience du bonapartisme appellent cela « fascisme ». Ils se trompent. C’est une « dictature démocratique »qui se met en place ! Nous avons quelque chose de semblable en France, la transition étant cependant moins brutale puisque nous sommes accoutumés depuis 1958 au « pouvoir personnel ». Appuyé sur une majorité nette, le président de la république est engagé dans une transformation de fond en comble des relations sociales et à une restriction drastique d’un certain nombre de libertés essentielles.
→ plus
Mario Bunge est un philosophe de la physique souvent intéressant. Critique virulent des interprétations subjectivistes de la physique quantique, son livre sur la Philosophie de la physique, (traduit de l’anglais par Françoise Balibar, Seuil, 1975, collection « Science ouverte ») constituait un antidote précieux face à l’opérationnalisme qu’il qualifie de « philosophie maison » de la mécanique. Malheureusement le livre qu’il écrit quelques années plus tard, Matérialisme scientifique (1981), traduit et publié en 2008 par les éditions Syllepse s’avère très décevant au regard des promesses des ouvrages antérieurs.
→ plus
Plus d'articles (182 articles sur 16 pages):
|
Ma bibliogaphie
Liste de mes ouvrages disponibles en libraire
|