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Quel sens y-a-t-il à faire de la philosophie?

Par Denis Collin • Enseigner la philosophie • Mercredi 20/08/2008 • 7 commentaires  • Lu 5621 fois • Version imprimable

Quel sens y a-t-il à faire de la philosophie ? L’approche de la rentrée, la masse des livres que j’ai lus et des livres à lire, tout cela me reconduit invariablement à cette question. Pourquoi passer tant de temps dans ces questions abstraites, dans des livres si difficiles que souvent je ne les comprends pas véritablement mais m’en fais seulement une idée, une interprétation ? et pourquoi ensuite essayer de communiquer à des jeunes gens cette « mauvaise habitude » ?

 

Si la réponse à cette question semble difficile, et peut-être même impossible à trouver, il n’en a pas toujours été ainsi. Il n’y a certes jamais eu d’âge d’or de la philosophie. On cite Périclès qui exhortait les Athéniens à philosopher sans cesse. Mais Protagoras a dû fuir la cité parce qu’on le soupçonnait d’être à peu près athée, Socrate a bu la ciguë pour corruption de la jeunesse et mépris des dieux d’Athènes et Aristote lui aussi a fui sa patrie d’adoption pour lui éviter de commettre un second crime contre la philosophie. Donc même dans cette cité où un philosophe avait conçu que le gouvernement pût être pris en main par un roi philosophe ou un philosophe roi, le sort de la philosophie a toujours été incertain. Mais au-delà de cette précarité sociale et politique, au-delà des critiques sempiternelles des politiciens et des hommes d’affaires qui ne veulent pas s’encombrer du poids de la pensée théorique et au-delà des attaques des théologiens qui refusent que toute pensée soit pesée à l’aune de la raison, la philosophie, chez elle, dans le vaste domaine du savoir rationnel, était la reine. On sait qu’il n’en est plus de même aujourd’hui. Les sciences de la nature et leurs imitations dans les « sciences humaines » (ici, l’usage des guillemets s’impose) prétendent avoir le monopole de la pensée rationnelle et de l’accès à la vérité, ne concédant au philosophe que la production du supplément d’âme moral (très vendeur) nécessaire à la mise en œuvre pratique des inventions de certaines sciences (principalement la biologie). Mais les philosophes eux-mêmes ne savent plus vraiment ce qu’est la philosophie. En tout cas, ils donnent cette impression.

Les uns, en effet, pensent que le temps de la philosophie est terminé depuis longtemps et qu’éventuellement il ne lui reste plus qu’une seule occupation sérieuse, clarifier les énoncés scientifiques (c’était la position du cercle de Vienne dont la postérité a été si riche). D’autres réduisent la philosophie à une théorie de l’argumentation, peut-être même une technologie de la conviction. D’autres encore ne lui laissent pas d’autre tâche que d’expliquer sans cesse les textes des philosophes anciens puisque nous serions arrivés à la fin de la philosophie et qu’il ne lui resterait plus qu’à remâcher jusqu’à l’écœurement la même substance. Dans tous les cas de figure, la philosophie devrait renoncer à ses prétentions à la vérité. La « pensée faible » (Vattimo) ou le scepticisme à la Rorty constituent de fait le « fond de sauce » de la philosophie contemporaine réduite dans le meilleur des cas à sa fonction critique. Les philosophes doivent en quelque sorte passer leur temps à se défendre de faire de la philosophie comme on en pouvait faire jusqu’au XIXe siècle et peut-être même jusqu’à Bergson et à la phénoménologie de Husserl.

Il me semble que tous ces modes de survie de la philosophie sont des impasses. Si Platon est le vrai fondateur de la philosophie – toute la philosophie est constituée de notes de bas de page sur les œuvres de Platon, selon la célèbre formule de Whitehead – il faut repartir de Platon et de l’acte fondateur que représente son œuvre. Que dit Platon ? C’est au fond assez simple : toutes les vérités partielles dont nous usons tous les jours n’ont de valeur que si nous sommes capables de remonter à une vérité éternelle qui les éclaire et cela est la tâche de la philosophie, laquelle n’est pas un enseignement achevé, un ensemble de savoirs positifs à ingurgiter, mais un mode de vie (« bios theoretikos ») orienté vers la recherche de la vérité. Et c’est précisément pourquoi Platon refuse la conception des « sophistes », ces spécialistes en communication et en marketing avant la lettre. Le Gorgias pose de ce point une question qui nous est posée à nouveau, notamment à travers divers projets de refonte des enseignements du lycée et spécialement de l’enseignement de la philosophie. Il est devenu, pour nous, un texte fondateur.

La philosophie recherche la vérité, mais de quelle vérité peut-il s’agir ? Il ne peut s’agir évidemment des vérités factuelles, des vérités sur lesquelles seule l’expérience peut nous renseigner. Il s’agit tout simplement, si on ose dire, des conditions les plus fondamentales de toute vérité, c’est la vérité (ou encore comme le dit Hegel, la connaissance de la raison). C’est d’ailleurs pourquoi les grands philosophes, les véritables fondateurs sont ceux qui posent cette question dans toute sa radicalité, Platon et Aristote, Descartes, Spinoza et Leibniz, Kant et Hegel pour ne citer que les très grands, les véritables inventeurs, ceux dont aucun philosophe, aucun homme prétendant philosopher ne peut se dispenser. On dira qu’il s’agit de philosophies systématiques et qu’aujourd’hui plus aucune philosophie systématique n’est possible, que le dernier système total, celui de Hegel, fut selon les mots de Engels un « colossal avortement ». Si cette objection est vraie, alors la philosophie dans son ensemble est achevée. Elle n’est plus qu’un objet sans vie qu’on essaiera de laisser à l’admiration des générations futures, si toutefois les générations futures trouvent encore quelque chose à admirer car la philosophie ne se laisse pas voir comme les statues de Praxitèle ou les toiles du Titien : pour admirer la philosophie, il faut rentrer dedans et donc faire de la philosophie. Il me semble au contraire qu’il est impossible de philosopher si on ne se donne pas la perspective d’une reconstruction systématique, même quand cette reconstruction est seulement un perfectionnement d’un système plus ancien.

Comme l’idée de la philosophie comme théorie de l’argumentation, l’idée de faire de la philosophie l’outil d’analyse et de clarification des énoncés scientifiques est également une idée à rejeter. Une science sérieuse est capable de clarifier elle-même ses propres énoncés. Sur la théorie de la relativité, on ne trouvera rien de meilleur et de plus clair que ce qu’en a écrit Einstein. Le philosophe doit évidemment essayer de comprendre ce qui est en cause dans les théories scientifiques mais il ne le fait pas pour expliquer aux savants ce qu’ils pensent sans savoir qu’ils le pensent ! La science moderne, celle qu’ont inventée Galilée, Descartes, Newton et quelques autres, est autonome par rapport à la philosophie. Mais la physique a toujours une métaphysique implicite et parfois plusieurs qui entrent en conflit en temps de crise – par exemple le débat en Einstein et les partisans de l’interprétation de Copenhague est fondamentalement un débat métaphysique aux lourdes implications physiques. Inversement la philosophie doit intégrer les apports des sciences : on ne peut plus parler du rapport entre l’homme et l’animal dans les termes de Descartes, quand on connaît les travaux de l’éthologie contemporaine ou la théorie de l’évolution. La philosophie n’est pas scientifique au sens des sciences de la nature, mais elle vise le vrai de manière sans doute plus contestable que les lois de mécanique, mais alors c’est parce qu’il s’agit précisément des fondements ultimes, c’est-à-dire de la nature de la réalité et que la philosophie se place toujours à la limite du pensable.

La philosophie ne peut se réduire à la morale. D’ailleurs, la philosophie ne s’occupe pas directement de morale. Le philosophe n’est pas mieux armé que quiconque pour dire s’il faut ou non autoriser l’avortement après douze semaines, interdire l’euthanasie ou que sais-je encore. Sur ce terrain, on reste dans la confrontation des opinions comme dans les comités d’éthique ou les commissions « Théodule » avec un représentant de chaque religion officielle et un philosophe pour les morales laïques. La philosophie n’est pas spécialisée dans la production de la morale laïque. Elle essaie d’établir les fondements rationnels de la morale, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et ces fondements rationnels, elle tente de les poser à partir d’une conception déterminée de la nature humaine.

La pluralité des philosophies ne contredit-elle pas tout ce que l’on vient de dire ? Après tout, quelle peut être la prétention fondatrice de la philosophie si la philosophie est, comme le disait déjà Kant, un champ de bataille ? On pourrait le penser au premier abord et constater qu’aucun progrès ne peut être fait en philosophie. Un scepticisme de bon aloi, reléguant la philosophie à une fonction purement critique pourrait ici trouver sa place. Mais ce n’est pas la bonne manière de poser les questions. Retenons, au moins provisoirement, cette définition de la philosophie que donnent Deleuze et Guattari dans Qu’est-ce que la philosophie ? (1991) : « connaissance par purs concepts ». Les concepts, il faut les produire en suivant un certain ordre et les systèmes philosophiques ne sont pas « vrais » absolument ou par eux-mêmes. Ils sont plutôt des échafaudages utilisés dans cette activité complexe et périlleuse qu’est la production de concepts. Dire que le système de Hegel est faux parce qu’il est idéaliste ou parce qu’il ne comprend rien à la nature des sciences physiques ou parce que sa philosophie de l’histoire est une pure théologie, cela n’a pas de sens. Sans doute sa philosophie de l’histoire est-elle pure théologie, sans doute a-t-il parfois quelques difficultés avec Newton qu’il attaque très injustement, et sans est-il absolument idéaliste, mais cela n’implique pas qu’il soit faux – ni d’ailleurs qu’il soit vrai. Ce qui est important, c’est que les concepts forgés par Hegel, les cheminements qu’il emprunte augmentent notre connaissance et donc nous mettent sur le bon chemin de la recherche de la vérité. Laissons-lui la parole :

Une démarche philosophique sans système ne peut rien être de scientifique, outre que pour elle-même une telle démarche philosophique exprime d’avantage une manière de penser subjective, elle est, suivant son contenu, contingente. Un contenu a seulement comme moment du Tout sa justification, mais, en dehors de ce dernier, a une présupposition non fondée ou une certitude subjective ; de nombreux écrits philosophiques se bornent à exprimer d’une telle façon seulement des manières de voir et des opinions. — Par système on entend faussement une philosophie ayant un principe borné, différent d’autres principes ; c’est au contraire le principe d’une philosophie vraie que de contenir en soi tous les principes particuliers. (Science de la logique, introduction, §14, édition de Bernard Bourgeois)

La philosophie est menacée de ne devenir qu’un divertissement mondain pour public sélectionné : si l’État n’a plus à financer l’enseignement des lettres classiques comme l’a affirmé un candidat heureux à l’élection présidentielle de 2007, il est à craindre que la philosophie ne soit bien vite à son tour considérée comme un luxe réservé à ceux qui pourront se le payer. Défendre la philosophie, dans ces circonstances, cela ne peut pas se faire sur des positions où l’on accepte par avance la défaite. Cela ne peut se faire qu’en défendant le nécessaire fondement philosophique de la vérité. Je terminerai en donnant la parole à un jeune philosophe italien, Luca Grecchi :

La philosophie est donc recherche du savoir le plus élevé, de la véritable signification de la vie humaine. Elle est amour de la « sophia », c’est-à-dire du savoir définitif qui fournit à l’homme des critères stables pour comprendre l’être et s’y orienter de manière conforme aux véritables conditions d’humanité. (L’anima umana come fondamento della verità, Editrice CRT, 2002)

 

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Commentaires

Nous sommes en devenir, et c'est bien ! par alberto le Jeudi 21/08/2008 à 13:55

En fait, si vous faites de la philosophie, vous recherchez un trésor. Vous recherchez un trésor dans le champ de l'humain. Mais que peut révèler le champ de l’humain, même en creusant très profond et dans le champ le plus précieux ? Rien !

Certains s’en contentent. D’autres ne s’en content pas et s’en retrouvent désespérés. A ceux-là, il faut leur dire de rechercher dans le champ du divin*.

Au-delà de la philosophie, de l’homme né d’Adam et de son discours, il y a l’autre homme et l’autre discours : celui de Jésus-Christ. Il parle “du monde” certes, et puis il parle de l’autre monde : “le royaume des cieux”, et il dit : "Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète ce champ".

* Dites-leur, donc, aux désespérés de rechercher sincèrement dans la Bible, et qu'ils ne perdront en rien leur acquis, au contraire...


Le laboureur et ses enfants par dcollin le Jeudi 21/08/2008 à 14:01

Lisez La Fontaine, "Le laboureur et ses enfants", il donne la réponse à votre premier paragraphe.


Re: Le laboureur et ses enfants par alberto le Jeudi 21/08/2008 à 15:23

Merci ! Comme vous j'ai appris par coeur cette poésie sur les bancs de l'école.

Mais... je vous ai dit que dans le champ de l'humain, il n'y a pas de trésor à trouver !  - trésor dans lequel le sens de l'être, de la vie et de la mort, se trouve enfin révèlé (sinon ce n'est pas un trésor, c'est un leurre).

Si le travail est noble, il n'a jamais été le sens de l'existence et ne le sera jamais. Heureusement !

La France a du mal à accepter l'idée de Dieu (je veux dire du Dieu qui est vivant) !

Je pense que cela doit être très difficile pour un philosophe, je vous remercie d'accepter ces commentaires.


Re: Le laboureur et ses enfants par dcollin le Jeudi 21/08/2008 à 15:54

Première remarque: le travail n'est pas le sens de l'existence, dites-vous. Oui, le travail aliéné, le travail qui coupe l'homme de sa propre essence, ne peut pas être le sens de l'existence, mais n'est-ce pas par le travail que l'homme a donné du sens à son existence, qu'il est sorti de l'animalité. En tout cas, c'est l'interprétation que donne Kant de la sortie du paradis terrestre. Si Adam et Éve étaient restés dans le jardin d'Eden à ne rien faire, ils auraient subi la torture de l'ennui. La condamnation au travail et à l'enfantement dans la douleur (on parle aussi de "travail"), ces deux malédictions que Dieu lance sur le genre humain sont en même temps ce qui oblige l'homme à mettre en oeuvre toutes les ressources de sa raison, c'est-à-dire de la part divine en lui et c'est ce qui, à travers l'histoire humaine, permettra la réalisation des fins ultimes de la providence.

Deuxième remarque: vous dites qu'en France on a du mal à accepter l'idée du Dieu vivant. Je ne ferai pas de généralités sur la France, mais il est vrai qu'elle a sans été le premier pays d'Europe à se détacher du christianisme et elle reste de loin le pays le plus "mécréant" de la terre! Mais ensuite, il faudrait creuser un peu plus en profondeur cette question. La révolution française et les droits de l'homme se sont heurtés violemment à l'appareil catholique lié organiquement à l'ancien régime, mais en son fonds, la révolution ne me semble pas si éloignée que ça d'une certaine interprétation du christianisme. L'homme est libre (puisque Dieu l'a créé à son image et à sa ressemblance); les hommes sont égaux en tant que créatures de Dieu et ils sont naturellement frères. C'est ce que nous avons inscrit au fronton de nos mairies. Il n'est pas jusqu'à l'idéal laïque qui ne pouvait guère être conçu que sur un "background" chrétien.

Troisième remarque pour prolonger la deuxième: je connais des pays très chrétiens où aucun homme politique un peu ambitieux n'avouerait ses doutes quant à la vérité de la religion et qui pourtant a de longtemps transformé le culte de Dieu en culte de Mammon. Que sur le billet américain soit écrit "In God we trust" révèle involontairement l'essence de la religion des États-Unis: la religion de l'argent et la transformation de l'homme en une marchandise.

Quatrième remarque: qu'entendez-vous par Dieu? Si vous entendez par là une "substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie" et qui "existe nécessairement", peut-être serons-nous d'accord...


Re: Le laboureur et ses enfants par alberto le Jeudi 21/08/2008 à 17:23

1- Je suis d'accord avec vous. Un homme qui n'a pas de travail est comme perdu dans son existence et dans son humanité.
Dans le jardin d'Eden, Adam et Eve devait entretenir l'environnement. Dieu a toujours confié un "travail" aux hommes, ce n'est que, comme vous le dites, qu'après la chute, que lorsque Eve et Adam ont décidé de désobéir à Dieu, que le travail devient pénible ainsi que les naissances. La bénédiction fait place à la malédiction parce qu'il y a eu péché. Parce qu'il y a eu rupture (délibérée) d'Adam et Eve avec Dieu. Ces conséquences se prolongent jusqu'à nos jours d'aujourd'hui. Il y a eu malédiction, l'humain s'est détaché du divin, cela ne veut pas dire que Dieu a abndonné l'homme. Bien au contraire ! Il est intervenu en envoyant son Fils.
A la suite de cette malédiction, il y a donc eu intervention de Dieu pour rétablir la bénédiction.

2- Vos remarques sont intéressantes. Je note "La France reste de loin le pays le plus "mécréant" de la terre! "... Peut-être en même temps, est-ce ce qui fait cette fameuse "exception française"... Tout cela est à réfléchir, oui.
Maintenant, lorsque vous évoquez l'égalité, la fraternité... personnellement je vois cela dans la lignée directe d'Adam, la lignée naturelle. Car si l'on parle de fraternité, il convient de parler de paternité. Ici, on ne peut parler que d'une fraternité naturelle, mais pas spirituelle. Là aussi, il y a beaucoup de choses à dire.

3- Je suis d'acord avec vous ! Il a une grande communauté de chrétiens sincères qui voudraient quand même servir deux maîtres, à la fois Dieu et l'argent. Or c'est impossible. Ce sera soit l'un soit l'autre, parce qu'on ne peut pas suivre deux chemins en même temps. Aujourd'hui, en pleine mondialisation, l'argent est une des plus grandes tentations pour les chrétiens dits "évangéliques-protestants, (je ne parle même pas de l'église catholique). Toutes ces choses sont des faits vérifiables.

4- Je parle du Dieu qui est vivant. C'est très simple parce qu'il n'y en a qu'un, c'est celui qui est mort et qui est ressuscité ! Et là il n'y en a qu'un, c'est Jésus. "Celui qui m'a vu a vu le Père" a-t-il précisé. Je parle donc d'une personne, en aucun cas d'une force ou d'une substance ou puissance, non, je parle d'une personne ayant tous les attributs caractéristiques de l'humain. Et plus...


Vive la Philosophie par Didier le Vendredi 22/08/2008 à 11:00

La lecture des commentaires de Alberto me conforte dans ma position de défendre la philosophie et son enseignement.
Je profite d'ailleurs pour remercier Denis COLLIN pour le travail pédagogique et civique qu'il mène sur ce site.

L'enseignement de la philosophie est absolument indispensable pour faire murir chez tout individu un esprit critique et pour l'aider à sortir de son propre obscurantisme, des vérités toutes faites ou révélées. La philosophie peut aider chacun de nous à construire ou découvrir sa propre humanité et, pourquoi pas, trouver en lui-meme sa part de divinité.
Elle doit aussi nous aider à définir et aller vers notre idéal tant individuel que, pour une part, collectif.

Pour ce qui est de la Bible, je pense qu'il serait intéressant d'y étudier toute la symbolique qu'elle contient et ne pas se contenter d'une histoire prise au premier degré.  


Re: Vive la Philosophie par alberto le Vendredi 22/08/2008 à 11:45

J'aime beaucoup la philosophie, il y a beaucoup de plaisir à suivre un beau chemin, mais que faire lorsqu'on arrive au bout de ce chemin ? Si le savoir donnait accès à la divinité, je pourrais approuver, mais ce n'est pas le cas ! Je me suis apperçu qu'il n'y a que la foi dans l'Evangile qui donne accès à la divinité. Une chose est claire aussi : voir la crucifixion comme une image symbolique est évidemment la négation de la foi ! Pourtant l'existence du Christ n'est plus à prouver ! Et sa crucifixion comme sa résurrection à eu lieu devant de nombreux témoins ! C'est ce qui en fait le centre de la Bible, et donc une réalité dont l'homme devrait s'intéresser en priorité.