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<title type="text/plain">Philosophie et politique</title>
<tagline type="text/plain">Site personnel de Denis COLLIN</tagline>
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<name>Denis COLLIN</name>
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<modified>2008-11-28T06:56:06Z</modified>
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		<title>Lecture: Dispositivi semantici</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Alberto Giovanni Biuso est professeur de philosophie à l&apos;université de Catania et il y enseigne la philosophie de l&apos;esprit. Son petit livre Dispositivi semantici. Introduzione fenomenologica alla filosofia della mente (Vallagio Maori Edizioni, 2008) constitue un très bonne approche de cette discipline où souvent on se complaît aux mots en &quot;ismes&quot; et aux polémiques obscures, dignes de la grande époque de la scolastique médiévale.
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		<issued>2008-11-28T06:56:04Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[Alberto Giovanni Biuso est professeur de philosophie à l'université de Catania et il y enseigne la philosophie de l'esprit. Son petit livre <i>Dispositivi semantici. Introduzione fenomenologica alla filosofia della mente</i> (Vallagio Maori Edizioni, 2008) constitue un très bonne approche de cette discipline où souvent on se complaît aux mots en "ismes" et aux polémiques obscures, dignes de la grande époque de la scolastique médiévale.<br />]]></content>
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		<title>Explications et commentaires sur la partie I de l&apos;Éthique</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le point de départ de la pensée de Spinoza : au commencement est l&apos;absolu éternel et infini et cet absolu a pour nom « substance ».</summary>
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		<issued>2008-11-16T16:51:31Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<i>Le point de départ de la pensée de Spinoza&#160;: au commencement est l’absolu éternel et infini et cet absolu a pour nom «&#160;substance&#160;».</i><o:p></o:p></o>]]></content>
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		<title>Comprendre Machiavel</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Peu d&apos;auteurs ont une réputation aussi exécrable que Machiavel, devenu synonyme d&apos;intelligence perverse et calculatrice. Ce livre montre à quel point cette interprétation est non seulement hâtive, mais fausse. 
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		<issued>2008-11-03T12:23:14Z</issued>
		<modified>2008-11-03T12:54:10Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<img src="file:///C:/Users/adrien/AppData/Local/Temp/moz-screenshot-8.jpg" alt="" /><img height="240" width="239" vspace="0" align="left" src="http://denis-collin.viabloga.com/images/comprendre_machiavel.jpg" alt="" />Peu d’auteurs ont une réputation aussi exécrable que Machiavel, devenu synonyme d’intelligence perverse et calculatrice. Ce livre montre à quel point cette interprétation est non seulement hâtive, mais fausse.&#160;<br />]]></content>
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		<title>Du libéralisme au pouvoir sans limite</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le « libéralisme » est mis à toutes les sauces, même les plus indigestes. Depuis Thatcher et  

Reagan, c&apos;est-à-dire depuis la fin des années 70, la vague libérale aurait submergé le monde, le monde capitaliste d&apos;abord puis le reste du monde après l&apos;effondrement

 des pays du « socialisme réellement existant » et le ralliement de la Chine, du Vietnam et de quelques autres aux bienfaits du marché. Ce « libéralisme » semble avoir gagné puisque même ses adversaires patentés le reconnaissent comme un horizon indépassable. La social-démocratie traditionnelle, celle des héritiers de la IIe Internationale, s&apos;y est, pour l&apos;essentiel, convertie. La politique du « neue Mitte » de Schröder en Allemagne qui a conduit le SPD à démanteler l&apos;État-providence, la « troisième voie » de Giddens mise en pratique par Blair et Gordon Brown, le nouveau « parti démocrate » italien sont quelques-unes des expressions les plus frappantes de ce triomphe libéral.</summary>
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		<issued>2008-10-19T17:37:36Z</issued>
		<modified>2008-10-19T17:37:36Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[Le «&#160;<a class="wiki">libéralisme</a>&#160;» est mis à toutes les sauces, même les plus indigestes. Depuis Thatcher et<span style="">&#160; </span>Reagan, c’est-à-dire depuis la fin des années 70, la vague libérale aurait submergé le monde, le monde capitaliste d’abord puis le reste du monde après <strong><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">l’effondrement</span></strong> des pays du «&#160;socialisme réellement existant&#160;» et le ralliement de la Chine, du Vietnam et de quelques autres aux bienfaits du marché. Ce «&#160;<a class="wiki">libéralisme</a>&#160;» semble avoir gagné puisque même ses adversaires patentés le reconnaissent comme un horizon indépassable. La social-démocratie traditionnelle, celle des héritiers de la II<sup>e</sup> Internationale, s’y est, pour l’essentiel, convertie. La politique du «&#160;<i style="">neue Mitte</i>&#160;» de Schröder en Allemagne qui a conduit le SPD à démanteler l’État-providence, la «&#160;troisième voie&#160;» de Giddens mise en pratique par Blair et Gordon Brown, le nouveau «&#160;parti démocrate&#160;» italien sont quelques-unes des expressions les plus frappantes de ce triomphe libéral.]]></content>
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		<title>Spinoza: déterminisme et liberté</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La philosophie de Spinoza est un déterminisme radical. Il se pose alors une question de la plus haute importance : quelle place cette conception déterministe laisse-t-elle au jugement moral ? En effet, si les idées et les actions des individus obéissent à un déterminisme causal, il est impossible de rendre le sujet responsable de ses actes. À l&apos;imputation morale et juridique on doit simplement substituer l&apos;explication causale. Le pire des criminels était déterminé à être criminel exactement comme les gros poissons sont déterminés à manger les petits. 
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		<issued>2008-10-07T16:58:09Z</issued>
		<modified>2008-10-07T16:58:09Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[La philosophie de Spinoza est un déterminisme radical. Il se pose alors une question de la plus haute importance&#160;: quelle place cette conception déterministe laisse-t-elle au jugement moral&#160;? En effet, si les idées et les actions des individus obéissent à un déterminisme causal, il est impossible de rendre le sujet responsable de ses actes. À l’imputation morale et juridique on doit simplement substituer l’explication causale. Le pire des criminels était déterminé à être criminel exactement comme les gros poissons sont déterminés à manger les petits. <br />]]></content>
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		<title>L&apos;incommensurable</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">L&apos;incommensurable peut s&apos;entendre de plusieurs manières. Le mot, au sens propre, désigne ce qui ne peut pas être mesuré avec autre chose, ce qui n&apos;entre pas dans un rapport de mesure. Deux choses qui n&apos;ont rien en commun, qui n&apos;ont aucune qualité commune, sont incommensurables. Par extension, incommensurable peut cependant être pris dans le sens de immense, de ce qui par ses excès est hors de la mesure. Il s&apos;agit cependant d&apos;un sens dérivé que nous laisserons de côté. Les Grecs furent confrontés à l&apos;incommensurable sous la forme de ce qu&apos;on devait appeler plus tard les nombres irrationnels : la diagonale du carré ne peut pas être rapportée à la longueur du côté, ni la circonférence du cercle à son diamètre. Que l&apos;incommensurable et l&apos;irrationnel aient un rapport originel aussi intime, cela doit nous alerter : l&apos;incommensurable n&apos;est-il pas d&apos;une manière général ce qui échappe à la raison, ou encore ce dont la raison ne peut rendre compte puisque la raison comme ratio est d&apos;abord une capacité de mettre en rapport ? Ce qui laisserait supposer que raison et mesure sont non seulement liées mais s&apos;identifient. Pourtant le nombre irrationnel n&apos;est pas un nombre infirme, un nombre &quot;moins nombre&quot; que les entiers ou les rationnels. L&apos;irrationnel a été &quot;apprivoisé&quot; et il est devenu tout à fait raisonnable. Si on prend le terme incommensurable dans son sens étendu, il en va de même : on sait maintenant calculer avec l&apos;infini et de, toutes façons, notre époque n&apos;a pas pour l&apos;ubris la même hantise que la Grèce classique. Autrement dit, la raison humaine a appris à mesurer l&apos;incommensurable. L&apos;incommensurable ne serait-il donc qu&apos;un incommensurable relatif, un incommensurable transitoire, destiné à être réduit un jour où l&apos;autre par le patient travail de la raison humaine ou de la science ?</summary>
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		<issued>2008-10-05T09:10:11Z</issued>
		<modified>2008-10-05T09:13:45Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[L'incommensurable peut s'entendre de plusieurs manières. Le mot, au sens propre, désigne ce qui ne peut pas être mesuré avec autre chose, ce qui n'entre pas dans un rapport de mesure. Deux choses qui n'ont rien en commun, qui n'ont aucune qualité commune, sont incommensurables. Par extension, incommensurable peut cependant être pris dans le sens de immense, de ce qui par ses excès est hors de la mesure. Il s'agit cependant d'un sens dérivé que nous laisserons de côté. Les Grecs furent confrontés à l'incommensurable sous la forme de ce qu'on devait appeler plus tard les nombres irrationnels&#160;: la diagonale du carré ne peut pas être rapportée à la longueur du côté, ni la circonférence du cercle à son diamètre. Que l'incommensurable et l'irrationnel aient un rapport originel aussi intime, cela doit nous alerter&#160;: l'incommensurable n'est-il pas d'une manière général ce qui échappe à la raison, ou encore ce dont la raison ne peut rendre compte puisque la raison comme <i><u>ratio</u></i> est d'abord une capacité de mettre en rapport&#160;? Ce qui laisserait supposer que raison et mesure sont non seulement liées mais s'identifient. Pourtant le nombre irrationnel n'est pas un nombre infirme, un nombre "moins nombre" que les entiers ou les rationnels. L'irrationnel a été "apprivoisé" et il est devenu tout à fait raisonnable. Si on prend le terme incommensurable dans son sens étendu, il en va de même&#160;: on sait maintenant calculer avec l'infini et de, toutes façons, notre époque n'a pas pour l'<u>ubris</u> la même hantise que la Grèce classique. Autrement dit, la raison humaine a appris à mesurer l'incommensurable. L'incommensurable ne serait-il donc qu'un incommensurable relatif, un incommensurable transitoire, destiné à être réduit un jour où l'autre par le patient travail de la raison humaine ou de la science&#160;?]]></content>
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		<title>P comme progrès</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Nous vivons avec une croyance au progrès enracinée au plus profond de nous. Le bon sens de l&apos;histoire est celui du progrès, des lendemains plus heureux qu&apos;aujourd&apos;hui, de la science de demain qui sera plus vraie que celle d&apos;aujourd&apos;hui, etc. Bien sûr nous avons aussi été vaccinés contre les illusions du progrès. Nous savons que la science et les techniques peuvent apporter autant de maléfices que de bénéfices, que les lendemains qui chantent déchantent encore plus souvent, et que peut-être notre connaissance de la réalité autant que notre pouvoir sur la nature trouvera ses propres limites indépassables. Mais au fond nous continuons de croire au progrès. Ou, si nous y croyons moins, nous l&apos;espérons tout autant.
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		<issued>2008-09-27T15:40:27Z</issued>
		<modified>2008-09-27T15:50:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[Nous vivons avec une croyance au progrès enracinée au plus profond de nous. Le bon sens de l'histoire est celui du progrès, des lendemains plus heureux qu'aujourd'hui, de la science de demain qui sera plus vraie que celle d'aujourd'hui, etc. Bien sûr nous avons aussi été vaccinés contre les illusions du progrès. Nous savons que la science et les techniques peuvent apporter autant de maléfices que de bénéfices, que les lendemains qui chantent déchantent encore plus souvent, et que peut-être notre connaissance de la réalité autant que notre pouvoir sur la nature trouvera ses propres limites indépassables. Mais au fond nous continuons de croire au progrès. Ou, si nous y croyons moins, nous l'espérons tout autant.<br />]]></content>
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		<title>Théorie et représentation dans la physique contemporaine</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">En quel sens la science physique représente-t-elle le monde ? Si connaître c&apos;est représenter, la science doit représenter le   monde réel   comme   monde pensé  . Du réalisme naïf de la physique péripatéticienne à la physique classique, cette réponse semble aller de soi. Mais la révolution du tournant du xxe siècle détruit définitivement cette certitude. Certains physiciens et philosophes ne vont-ils pas jusqu&apos;à affirmer qu&apos;il faut renoncer à l&apos;idée que les entités de la physique ne correspondraient pas à des entités du monde réel ?

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		<issued>2008-09-22T21:49:10Z</issued>
		<modified>2008-09-22T21:49:10Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<p class="MsoBodyText"><i>En quel sens la science physique représente-t-elle le monde&#160;? Si connaître c’est représenter, la science doit représenter le “&#160;monde réel&#160;” comme “&#160;monde pensé&#160;”. Du réalisme naïf de la physique péripatéticienne à la physique classique, cette réponse semble aller de soi. Mais la révolution du tournant du xxe siècle détruit définitivement cette certitude. Certains physiciens et philosophes ne vont-ils pas jusqu’à affirmer qu’il faut renoncer à l’idée que les entités de la physique ne correspondraient pas à des entités du monde réel&#160;?<o:p></o:p></i></o></p>]]></content>
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		<title>Les miracles</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Le rationalisme classique n&apos;est pas anti-religieux ou seulement de manière très indirecte. Parfois pour des raisons de prudence (&quot;Caute&quot;: telle est la devise de Spinoza) mais aussi pour des raisons de conviction. Leibniz saisit parfaitement les difficultés dans lesquelles et les guerres de religion et le développement impétueux des sciences mettent le christianisme européen qu&apos;il veut sauver par le moyen de la philosophie. Si l&apos;apologie de la raison s&apos;accommode de Dieu, il en va tout autrement avec les miracles.</summary>
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		<issued>2008-09-16T16:32:03Z</issued>
		<modified>2008-09-23T05:56:32Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[Le rationalisme classique n'est pas anti-religieux ou seulement de manière très indirecte. Parfois pour des raisons de prudence ("Caute": telle est la devise de Spinoza) mais aussi pour des raisons de conviction. Leibniz saisit parfaitement les difficultés dans lesquelles et les guerres de religion et le développement impétueux des sciences mettent le christianisme européen qu'il veut sauver par le moyen de la philosophie. Si l'apologie de la raison s'accommode de Dieu, il en va tout autrement avec les miracles.]]></content>
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		<title>Le bon gouvernement</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">De Dante à Machiavel, la pensée politique italienne va connaître un développement dont il est impossible de retracer ici les grandes lignes. Il faudrait étudier le rôle d&apos;un Bartolo da Sassoferrato ou apprécier l&apos;apport de Pétrarque au plan directement politique. C&apos;est, dans sa diversité, une pensée originale qui est loin d&apos;être un simple démarquage de la philosophie antique. La philosophie de l&apos;humanisme civique a une expression picturale célèbre, la  

fresque du bon gouvernement, peinte dans la salle du conseil (Salle des Neuf ou salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne par Ambrogio Lorenzetti  

vers 1338. L&apos;interprétation dominante de cette fresque est qu&apos;il s&apos;agit d&apos;une « mise en image » de la doctrine thomiste du bien commun. Mais cette interprétation est fort discutable, ainsi que l&apos;a montré Quentin Skinner 

dans un petit livre éclairant.[1]







 


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		<issued>2008-08-31T18:48:20Z</issued>
		<modified>2008-08-31T18:54:52Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<p class="TXT"><i>De Dante à Machiavel, la pensée politique italienne va connaître un développement dont il est impossible de retracer ici les grandes lignes. Il faudrait étudier le rôle d’un <b>Bartolo da Sassoferrato</b> ou apprécier l’apport de Pétrarque au plan directement politique. C’est, dans sa diversité, une pensée originale qui est loin d’être un simple démarquage de la philosophie antique. La philosophie de l’humanisme civique a une expression picturale célèbre, la<span style="">&#160; </span>fresque du bon gouvernement, peinte dans la salle du conseil (Salle des Neuf ou salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne par Ambrogio Lorenzetti <span style="">&#160;</span>vers 1338. L’interprétation dominante de cette fresque est qu’il s’agit d’une «&#160;mise en image&#160;» de la doctrine thomiste du bien commun. Mais cette interprétation est fort discutable, ainsi que l’a montré Quentin Skinner<span style="">&#160;</span>dans un petit livre éclairant.<a style="" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style=""><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Times&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> <br /></i></p>]]></content>
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	<entry>
		<title>Quel sens y-a-t-il à faire de la philosophie?</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Quel sens y a-t-il à faire de la philosophie ? L&apos;approche de la rentrée, la masse des livres que j&apos;ai lus et des livres à lire, tout cela me reconduit invariablement à cette question. Pourquoi passer tant de temps dans ces questions abstraites, dans des livres si difficiles que souvent je ne les comprends pas véritablement mais m&apos;en fais seulement une idée, une interprétation ? et pourquoi ensuite essayer de communiquer à des jeunes gens cette « mauvaise habitude » ?</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://denis-collin.viabloga.com/news/quel-sens-y-a-t-il-a-faire-de-la-philosophie"/>
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		<issued>2008-08-20T19:34:57Z</issued>
		<modified>2008-08-20T19:34:57Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<i>Quel sens y a-t-il à faire de la philosophie&#160;? L’approche de la rentrée, la masse des livres que j’ai lus et des livres&#160;à lire, tout cela me reconduit invariablement à cette question. Pourquoi passer tant de temps dans ces questions abstraites, dans des livres si difficiles que souvent je ne les comprends pas véritablement mais m’en fais seulement une idée, une interprétation&#160;? et pourquoi ensuite essayer de communiquer à des jeunes gens cette «&#160;mauvaise habitude&#160;»&#160;?</i>]]></content>
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	<entry>
		<title>Le «marxisme mathématique»</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Pour saisir ce dont il s&apos;agit quand Marx parle de loi et en quoi ces lois sont différentes des lois des théories physiques modernes, par exemple, nous prendrons deux exemples classiques : la loi de la baisse tendancielle du taux de profit et celle de la conversion des valeurs en prix, qui constituent des noeuds stratégiques de l&apos;analyse de Marx.</summary>
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		<issued>2008-08-06T14:29:35Z</issued>
		<modified>2008-08-24T15:55:47Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[Pour saisir ce dont il s’agit quand Marx parle de loi et en quoi ces lois sont différentes des lois des théories physiques modernes, par exemple, nous prendrons deux exemples classiques&#160;: la loi de la baisse tendancielle du taux de profit et celle de la conversion des valeurs en prix, qui constituent des noeuds stratégiques de l’analyse de Marx.]]></content>
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		<title>Le capitalisme aujourd&apos;hui </title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Gianfranco La Grassa, qui fut professeur d&apos;économie aux universités de Pise et Venise, est engagé depuis déjà assez longtemps dans des travaux qui cherchent à expliciter les bases d&apos;une analyse du capitalisme aujourd&apos;hui, une analyse qui intègre l&apos;héritage de Marx mais veut aller au-delà de cet héritage et notamment de la version kautskyste du marxisme dont le marxisme soviétique, le « léninisme », n&apos;était qu&apos;une variante. La Grassa est peu connu en France, ses livres ne sont pas traduits en français et dans le champ de la « marxologie » universitaire tout se passe comme s&apos;il n&apos;existait pas. C&apos;est bien dommage. 

Après avoir étudié à l&apos;EHESS avec Charles Bettelheim, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Per un teoria della società capitalistica ; La critica dell&apos;economia politica da Marx al marxismo, (La Nuova Italia Scientifica, Roma, 1994, en collaboration avec Edoardo De Marchi et Maria Turchetto), La fine di una teoria. Il collasso del marxismo storico del Novecento (Edizioni Unicopli, Milano, 1996 , en collaboration avec Costanzo Preve) ou plus récemment Gli strateghi del capitale; una teoria del conflitto oltre Marx et Lenin (Manifesto Libri 2005) et Finanza e poteri (Manifestolibri, 2008). 

Il est aussi un analyste polémique et très anticonformiste de la situation italienne. On peut retrouver ses chroniques sur le site « Ripensare Marx » (« Repenser Marx », http://ripensaremarx.splinder.com/).

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		<issued>2008-07-20T16:55:36Z</issued>
		<modified>2008-07-20T16:58:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<span>Gianfranco La Grassa, qui fut professeur d’économie aux universités de Pise et Venise, est engagé depuis déjà assez longtemps dans des travaux qui cherchent à expliciter les bases d’une analyse du capitalisme aujourd’hui, une analyse qui intègre l’héritage de Marx mais veut aller au-delà de cet héritage et notamment de la version&#160;kautskyste du marxisme dont le marxisme soviétique, le «&#160;léninisme&#160;», n’était qu’une variante. La Grassa est peu connu en France, ses livres ne sont pas traduits en français et dans le champ de la «&#160;marxologie&#160;» universitaire tout se passe comme s’il n’existait pas. C’est bien dommage. </span><span>Après avoir étudié à l’EHESS avec Charles Bettelheim, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels <i>Per un teoria della società capitalistica&#160;; La critica dell’economia politica da Marx al marxismo</i>, (La Nuova Italia Scientifica, Roma, 1994, en collaboration avec Edoardo De Marchi et Maria Turchetto), <i>La fine di una teoria. Il collasso del marxismo storico del Novecento&#160;</i>(Edizioni Unicopli, Milano, 1996 , en collaboration avec Costanzo Preve) ou plus récemment <i>Gli strateghi del capitale; una teoria del conflitto oltre Marx et Lenin</i> (Manifesto Libri 2005) et <i>Finanza e poteri </i>(Manifestolibri, 2008). </span><span>Il est aussi un analyste polémique et très anticonformiste de la situation italienne. On peut retrouver ses chroniques sur le site «&#160;Ripensare Marx&#160;» («&#160;Repenser Marx&#160;», <a href="http://ripensaremarx.splinder.com/">http://ripensaremarx.splinder.com/</a>).</span>]]></content>
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		<title>Résumé et explicitation de l&apos;Appendice de la partie I de l&apos;Éthique de Spinoza</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">(Ces notes ne sont que l&apos;amorce d&apos;une explication systématique de l&apos;Appendice de la partie I de l&apos;Éthique de Spinoza. Le texte est si dense et ses ramifications sont si nombreuses qu&apos;on ne saurait en faire le tour en quelques pages. Le texte de référence est la traduction Roland Caillois de l&apos;édition des oeuvres dans la collection de la Pléiade) 
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://denis-collin.viabloga.com/news/resume-et-explicitation-de-l-appendice-de-la-partie-i-de-l-ethique-de-spinoza"/>
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		<issued>2008-07-03T19:06:04Z</issued>
		<modified>2008-07-08T06:06:16Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[(Ces notes ne sont que l'amorce d'une explication systématique de l'Appendice de la partie I de l'Éthique de Spinoza. Le texte est si dense et ses ramifications sont si nombreuses qu'on ne saurait en faire le tour en quelques pages. Le texte de référence est la traduction Roland Caillois de l'édition des oeuvres dans la collection de la Pléiade) <br />]]></content>
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		<title>Théorie de la violence</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La violence a partie liée avec l&apos;histoire humaine. Problème complexe pour les philosophes qui ont tendance à la penser comme l&apos;impensable rationnellement à moins que la rationalisant trop, ils la fassent disparaître en tant que telle, transformée en « ruse de la raison ». Georges Labica évite ces deux écueils avec sa Théorie de la violence. L&apos;entreprise de Georges Labica pourrait étonner de la part de quelqu&apos;un qui a voué une partie de sa vie à Marx, Engels et à la défense du marxisme : Engels n&apos;avait-il pas réfuté la théorie de la violence de Dühring ? En vérité, Georges Labica n&apos;a nullement l&apos;intention de se livrer à l&apos;art des généralités creuses sur la violence dont toute une littérature contemporaine nous abreuve.  

Alors que les classes dominantes usent de la « crainte de la violence », de la « montée de la violence », de la chasse aux « terroristes » comme autant d&apos;arguments-massue pour amener les dominés à renoncer à la lutte et à faire bloc derrière l&apos;appareil d&apos;État, l&apos;exploration des figures de la violence, à travers les récits religieux, les mythes, l&apos;art, mais aussi l&apos;analyse de la violence structurelle des sociétés modernes permet de mettre à distance ce discours idéologique et de revenir à la réalité, c&apos;est-à-dire, selon le titre du chapitre de conclusion aux « résistances ».

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		<issued>2008-06-24T15:36:39Z</issued>
		<modified>2008-06-24T15:38:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<p class="MsoNormal">La violence a partie liée avec l’histoire humaine. Problème complexe pour les philosophes qui ont tendance à la penser comme l’impensable rationnellement à moins que la rationalisant trop, ils la fassent disparaître en tant que telle, transformée en «&#160;ruse de la raison&#160;». Georges Labica évite ces deux écueils avec sa <i style="">Théorie de la violence</i>. L’entreprise de Georges Labica pourrait étonner de la part de quelqu’un qui a voué une partie de sa vie à Marx, Engels et à la défense du marxisme&#160;: Engels n’avait-il pas réfuté la théorie de la violence de Dühring&#160;? En vérité, Georges Labica n’a nullement l’intention de se livrer à l’art des généralités creuses sur la violence dont toute une littérature contemporaine nous abreuve.<span style="">&#160; </span>Alors que les classes dominantes usent de la «&#160;crainte de la violence&#160;», de la «&#160;montée de la violence&#160;», de la chasse aux «&#160;terroristes&#160;» comme autant d’arguments-massue pour amener les dominés à renoncer à la lutte et à faire bloc derrière l’appareil d’État, l’exploration des figures de la violence, à travers les récits religieux, les mythes, l’art, mais aussi l’analyse de la violence structurelle des sociétés modernes permet de mettre à distance ce discours idéologique et de revenir à la réalité, c’est-à-dire, selon le titre du chapitre de conclusion aux «&#160;résistances&#160;».</p>]]></content>
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		<title>Le socialisme selon Marx par Michel Henry.</title>
		<author>
		<name>dcollin</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Trois articles concis qui forment une lumineuse introduction à Marx. Sous le titre Le socialisme selon Marx, les éditions Sulliver proposent trois articles (1969, 1984, 1974) de Michel Henry qui constituent une puissante invitation à lire ou à relire son monumental Karl Marx en deux volumes (1.  

Une philosophie de la réalité, 2. Une philosophie de l&apos;économie)[1]







. Peut-être ce qui résume le mieux le rapport de Michel Henry à Marx est-ce la proposition qui conclut le premier de ces trois articles :

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		<issued>2008-06-16T19:33:22Z</issued>
		<modified>2008-11-11T18:44:54Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://denis-collin.viabloga.com"><![CDATA[<p class="MsoNormal">Trois articles concis qui forment une lumineuse introduction à Marx. Sous le titre <i style="">Le socialisme selon Marx</i>, les éditions Sulliver proposent trois articles (1969, 1984, 1974) de <a href="http://www.michelhenry.com/">Michel Henry</a> qui constituent une puissante invitation à lire ou à relire son monumental <i style="">Karl Marx</i> en deux volumes (1.<span style="">&#160; </span>Une philosophie de la réalité, 2. Une philosophie de l’économie)<a style="" href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style=""><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>. Peut-être ce qui résume le mieux le rapport de Michel Henry à Marx est-ce la proposition qui conclut le premier de ces trois articles&#160;:</p>]]></content>
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